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Semaine Mémorable avec Gilles Vigneault

Semaine Mémorable avec Gilles Vigneault

Le stage d’écriture en compagnie de Gilles Vigneault, de Mouffe et des Compagnons de la Source, est terminé et David Portelance en ressort chargé d’émotions, d’apprentissage précieux et de poésie. Les six jours à côtoyer le poète ont été mémorables à plusieurs égards. En plus de lui permettre de s’exercer et se perfectionner à l’écriture dans les formes classiques, ils lui ont permis également d’explorer l’écriture collective et le haïku. Mais cette semaine aura surtout été l’occasion de rencontrer le poète, maître des mots et du verbe, véritable encyclopédie vivante, mémoire d’un peuple, et de partager avec lui des moments privilégiés de poésie. Enfin, elle aura permis à David de partager la scène avec monsieur Vigneault lors d’un récital ponctuant l’aventure, au cours duquel l’élève a voulu rendre hommage et remercier le maître de son accueil, de sa pédagogie et de la chance extraordinaire qu’il lui fut donnée de le côtoyer.

 

HOMMAGE À MAITRE GILLES
Par David Portance
– Août 2013

Une semaine à se soûler de vos paroles
L’œil ébloui, l’oreille en fête, un peu gaga
À chaque mot une nuée d’oiseaux s’envole
Il ne faut surtout pas en faire un cinéma

Mais dans le temple ouvert sur la langue céleste
Comment tout prendre en gardant l’amour silencieux
Si l’écoute est assurément le meilleur geste
Il faut pourtant jouer du verbe de son mieux

Devant le maitre on se sent tous enfants d’école
Chaque leçon est invitation au voyage
L’écriture est une aventure qui console
Mais attention il faut respecter le piétage

Forme classique, rime riche. Féminine?
– Monsieur? J’hésite entre ce mot et celui-ci…
Après un temps dans un nuage où il chemine
Il tranche et dit : Lui, c’est meilleur, c’est plus précis!

Chez vous la poésie : vaste tel un pays
Dont il faut apprendre à connaître les frontières
Pour être libre, il faut d’abord s’être soumis
C’est aussi ce que m’a appris ma tendre mère

Et comme elle vous révélez votre science
J’ai mis du temps souvent à saisir la leçon
Puisque toujours moi qui apprends de l’expérience
J’irai avec le temps ériger ma maison

Et si je trouve pour la bâtir et m’inventer
Petite alcôve où la mémoire pourrait étreindre
Les territoires que vos vers ont défrichés
Alors peut-être je saurai vous y rejoindre

Mais d’ici là, souffrez, monsieur, que je m’arrête
En mon nom et en celui de mes six amis
Pour remercier du fond du cœur et de la tête
Le grand poète qui nous a reçus chez lui

 

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