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D A V I D  P O R T E L A N C E  –  T E N I R  L A  R O U T E  ( 2 0 1 4 )

« Je suis pauvre »

Je suis pauvre
Paroles et musique : David Portelance

J’ai rien compris
C’est quoi la vie
Si j’ai choisi de tendre la main
C’était pour apaiser ma faim
Ma faim des autres
J’ai peur de l’eau
Peur du silence
Peur de l’hiver
Peur de dire
Mon cœur à l’envers
J’ai peur des autres
Vide les poches de mon cœur
Ça mise bas
Ç’a pas de valeur
Je suis pauvre
Je suis pauvre

On m’a rien pris
Seulement rien dit
Rien dit de ce qui aurait eu de l’importance
On se fait sa propre intelligence
Je n’ai que celle du cœur
Pour avancer
Dans la poussière
Je cherche mes repères
Je cherche quelques sous
Aidez-moi
Je chanterais l’amour en pleurant
Mais j’ai pas de larmes
J’ai pas de talent
Je suis pauvre
Je suis pauvre

Y fait aussi froid
Dedans dehors
Si j’ai mis le ciel dessous mon toit
C’était pour être partout chez moi
Mais je reste seul
J’ai peur de l’eau
Peur du silence
Peur de l’hiver
Peur de dire
Mon cœur à l’envers
J’ai peur des autres
J’entends l’horizon qui m’appelle
Mais je suis pris
Dans le fond de ma ruelle
Je suis pauvre
Je suis pauvre

« Ça vaut le cout »

Ça vaut le cout
Paroles et musique : David Portelance

J’ai pas toujours fait le bon choix
Mais je me suis quand même rendu jusqu’ici
Avec mes travers pis mes vices pis mes cicatrices
Pis un ou deux amis

J’ai blessé tout ce que j’ai eu mal
J’ai bu ce que j’ai pas réussi
J’ai pas toujours payé le gagnant
Pourtant, j’ai toujours payé le prix

Moi je donne pas toujours ce que j’ai de meilleur
Mais je donne toujours tout ce que j’ai
Avec le peu qui me reste je prends un coup
Ça vaut ben ça, ca vaut ben le coup

« Le futur est à l’ouest »

Le futur est à l’ouest
Paroles et musique : David Portelance

Tu as raison je cherche le filon qui fera ma fortune
J’ai prospecté la région chaque pierre une à une
Alors aux lueurs de l’aube j’ai chargé le dos de ma mule
Avec mes ambitions pas question que je recule

Faut que j’y aille
Faut que je te laisse
Le futur est à l’ouest

Il y a dit-on bien au-delà de l’horizon d’autres territoires
Que ma mule et moi avons besoin de voir
Et si j’attends plus tard si je reporte le départ
J’ai l’intuition que ma folie deviendra mon corbillard

Faut que j’y aille
Faut que je te laisse
Le futur est à l’ouest

Il faut filer coûte que coûte
Prendre la route
Ici aucun trésor
Ici le rêve est mort
Je veux perdre la carte
Et puis flaire encore
L’odeur de l’or
Le futur est au nord

Faut que j’aille
Affronter la mort
Le futur est au nord
Faut que j’y aille
Faut que je te laisse

Le futur est à l’ouest

« On travaille dur »

On travaille dur
Paroles et musique : David Portelance

Ça commence
Le matin quand on se lève
Ça goûte amer ça sent le chiendent
Ça sent le chiendent
C’est une lutte à finir
Pas de fin pas de relève
Avale ta pilule mon grand
Pis serre les dents

Ça force comme un bœuf
Les deux yeux dans le cirage
Chair à canon ou bon bétail
Ou bon bétail
Qui s’arrache
Le cœur à l’ouvrage
Pour mettre sur le cash un peu d’espoir
Pis trois cennes noires

On travaille dur
On travaille fort
Viens-t’en petit soldat
On s’en va sauver le fort
On travaille dur
On travaille fort
T’es un héros ti-gars
Tant que t’es debout encore

C’est un peu fou tout ce qu’on endure
Pour emmieuter son sort
Le peu qu’on peut c’est déjà ça
Mais c’est pas ça encore

T’es mon remède bébé
Tu peux toute me faire perdre
La face la raison et le nord
Oh et le nord
Mais rendu au bout du rouleau
De mes emmerdes
Ça s’arrange toute au creux de tes bras
Quand on s’endort

On travaille dur
On travaille fort
Viens-t’en petit soldat
On s’en va sauver le fort
On travaille dur
On travaille fort
T’es un héros ti-gars

Tant que t’es debout encore

« Encore une fois »

Encore une fois
Paroles et musique : David Portelance

La pluie qui frappe en diagonale
Sous les efforts du vent mauvais
Les fenêtres de la salle de bal
Pendant qu’un gars passe le balai
On dirait des applaudissements
Qui résonnent jusque dans le hall
On ferme le bar dans un instant
Va t’en vite chercher ton last call

Malgré la folie dans l’hôtel
La fête quand même tire à sa fin
Avec une Sylvie pas trop belle
Qui te fait des petits sourires en coin
Plus que t’essaies de pas y penser
Plus que ça fesse au fond du gant
Tes yeux perdus dans la baie vitrée
C’est comme la brume qui couve l’étang

Moi je sais ce que t’aurais besoin
Tout seul t’arriveras à rien
Ce que t’aurais besoin
Moi je le sais c’est quoi
C’est d’être aimé encore une fois

On s’est amusé toute la nuit
Encore une sur les chapeaux de roues
Ça s’est calmé passé minuit
Mais toute la gang a tenu le coup
Toi pis tes chums pognés en dedans
Ton petit cœur cuit à l’étouffée
Seul avec tes moulins à vents
Ensemble en prison séparés

Pourtant c’est drôle tout ce qu’ils ont à dire
Coincés par la température
Ça te rappelle un paquet de souvenirs
Qui font péter tes points de suture
T’aurais peut-être pu faire quelque chose
Peut-être que ça aurait rien changé
Le bonheur c’est comme un verre de gnole
Tu le finis pour en redemander

Moi je sais ce que t’aurais besoin
Tout seul t’arriveras à rien
Ce que t’aurais besoin
Moi je le sais c’est quoi
C’est d’être aimé encore une fois

La pluie s’est arrêtée un peu tard
Un peu d’air frais le cœur au poing
Même si elle est ben heureuse de te voir
Tu peux pas faire semblant de rien
Viens deux secondes je vais te présenter
Non non c’est correct je préfère pas
Merci d’être là mais j’dois y aller
Pas de trouble vas-y on se reverra

En attendant il reste le vent
Qui danse avec tes yeux cassés
Ça résiste pu autant qu’avant
Mais bon la tempête est passée
Alors défais tes beaux souliers
Et laisse-lui sa robe blanche
Même si dehors tout est mouillé
Heureusement demain c’est dimanche

Moi je sais ce que t’aurais besoin
Tout seul t’arriveras à rien
Ce que t’aurais besoin
Moi je le sais c’est quoi
C’est d’être aimé encore une fois

« La roue tourne »

La roue tourne
Adaptation libre de Will the circle be unbroken de la Famille Carter
Par : David Portelance

Par un jour froid triste et gris
J’ai attendu accoté sur le châssis
Quand le corbillard noir est arrivé
Le corps de mon père à emporter

Au croque-mort j’ai demandé
Va lentement m’sieur va lentement
Ce grand bout d’homme-là à transporter
Mérite qu’on prenne le temps

J’ai pris le cortège au bras de ma mère
Le pied fort et le coeur droit
Mais quand ils l’ont descendu
Six pieds sous terre
J’ai flanché oui j’ai pleuré

La roue tourne sans s’arrêter
Peu à peu pas à pas
Vers une meilleure place où rester
Loin d’ici loin là-bas

Quand on est rentré plus tard à la maison
Ma petite sœur ma mère pis moi
On s’est assis ensemble au salon
Pour écouter les souvenirs chanter

La roue tourne sans s’arrêter
Peu à peu, pas à pas
Vers une meilleure place où rester
Loin d’ici, loin là-bas

« À mon tour »

À mon tour
Paroles et musique : David Portelance

J’ai passé toute la nuit d’hier
À penser à mon affaire
Un jour ça va être à mon tour
J’ai tout pensé dans les détails
Je serai prêt pour la bataille
Un jour ça va être à mon tour

J’ai pas un rond à investir mais je suis un gars capable
De faire de quoi de mes dix doigts pour que ce soit rentable
Ça va prendre un associé un gars fier un gars solvable
Je sais que ça court pas les rues on est tous un peu dans’ marde
Faudrait que j’en parle à mon bro ça pourrait peut-être l’intéresser
Un jour la chance va tourner

Je réussirai je le jure
Je suis pas peureux j’ai la tête dure
Un jour ça va être à mon tour
Ça va marcher c’est du solide
Le plan est bon je suis un caïd
Un jour ça va être à mon tour

Si la chance finit par tourner je trouverai ma place
Mon petit coin au soleil ou me faire dérider la face
Pour l’instant j’ai une combine une idée pas trop dégueulasse
La vie est vache j’en ai plein le casque y faut que ça marche j’ai besoin de cash
Faudrait que j’en parle à mon bro ça pourrait peut-être l’intéresser
Un jour la chance va tourner

« Que Dieu me blaste »

Que Dieu me blaste
Paroles: David Portelance et Martin Cormier
Musique : David Portelance

Si je suis mauvais spectateur
C’est que je réside au présent
Si j’ai des fourmis dans le cœur
C’est que je t’aime
C’est que je t’aime en attendant

Que Dieu me blaste
Et qu’il me prenne par surprise
Que Dieu me blaste
Et que sa tyrannie m’épuise
Que Dieu me blaste
Hit me please

Je suis encore bien assez fort
Pour voir la vie en rose
Si jamais s’approche la mort
Tout ce que je veux
C’est juste avant l’overdose

Que Dieu me blaste
Et qu’il me prenne par surprise
Que Dieu me blaste
Et que sa tyrannie m’épuise
Que Dieu me blaste
Hit me please

Je n’ai pas encore essayé
Tout ce que la vie a de grisant
Si j’ai la pédale au plancher
C’est qu’il me reste peu de temps
Il reste peu de temps avant

Que Dieu me blaste
Et qu’il me prenne par surprise
Que Dieu me blaste
Et que sa tyrannie m’épuise
Que Dieu me blaste

Hit me please

« Tenir debout »

Tenir debout
Paroles et musique : David Portelance

Ma tête soliloque sous la semelle de mes bottes
Quand elles se frottent aux pavés des ruelles
On m’a dit que le doute c’est le bon Dieu qui clignote
Mais ma foi est fébrile comme une chandelle
La foule ventriloque à couvert on chuchote
C’est dans la pénombre que la lumière est belle

Une nuit ou une vie cerne mes yeux déjà flous
Aux reflets vert-de-gris et cruels
Le sel des glaciers sur la couleur de mes joues
Même si personne ne nous cherche querelle
Et la gorge qui rit et les mains dans la boue
C’est dans le brouillard qu’une rencontre est belle

Alors j’apprends à me tenir debout
J’apprends à me tenir debout
Je n’ai rien contre personne
Et je tendrai l’autre joue
Mais j’apprends à me tenir debout

Et puis une défaite qui vaut toutes les victoires
Quand nos propres désirs nous ensorcèlent
Parfois l’âme se rachète en se servant à boire
Je n’ai pourtant rien d’un criminel
Et Amélie qui demande si on rêve ou si on dort

C’est dans le silence qu’une réponse est belle

« Caillou sur la route »

Caillou sur la route
Paroles et musique : David Portelance

Je suis rien qu’un caillou sur la route
Triste sans en avoir l’air
Je suis rien qu’un caillou sur la route
Sur la route

Je suis rien qu’une histoire qui est trop courte
Pis qui finit sur l’étagère
Je suis rien qu’une histoire qui est trop courte
Qui est trop courte

D’après Benny au dépanneur
Y a pas de raison d’avoir peur
Je me fais du mouron
Et pis en plus ça sert à rien
Y dit que la vie au fond c’est facile
Le mieux c’est de rester ben tranquille
On est heureux le plus
Quand on pense à rien

Je suis rien qu’un caillou sur la route
Triste sans en avoir l’air
Je suis rien qu’un caillou sur la route
Sur la route

Je suis rien qu’une goutte qui s’égoutte
Et qui remplit un autre verre
Je suis rien qu’une goutte qui s’égoutte
Qui s’égoutte

Je suis rien qu’un trou dans une chaloupe
L’eau je trouve ça ben ordinaire
Je suis rien qu’un trou dans une chaloupe
Dans une chaloupe

Y a Cassie derrière son comptoir
Qui dit de pas broyer du noir
Je me fais du mouron
Pis en plus ça sert à rien
A dit quand ça devient rushant
Le mieux c’est de sacrer son camp
On est heureux vraiment
Le plus quand on est loin

Je suis rien qu’une goutte qui s’égoutte
Et qui remplit un autre verre
Je suis rien qu’une goutte qui s’égoutte
Qui s’égoutte

Je suis rien qu’un petit cœur plein de doute
Qui a jamais su comment faire
Je suis rien qu’un petit cœur plein de doute
Plein de doute

Je suis rien qu’un idiot qui s’écoute
Se raconter ses misères
Je suis rien qu’un idiot qui s’écoute
Qui s’écoute

D’après Dédé qui est comme un frère
Faut pas trop regarder en arrière
On se fait du mouron
Pis en plus ça sert à rien
Y dit l’amour c’est comme une porte
Y faut que ça rentre y faut ça sorte
On est heureux quand on a hâte
À ce qui s’en vient

Je suis rien qu’un petit cœur plein de doute
Qui a jamais su comment faire
Je suis rien qu’un petit cœur plein de doute
Plein de doute

Je suis rien qu’un caillou sur la route
Triste sans en avoir l’air
Je suis rien qu’un caillou sur la route
Sur la route

« Nos larmes »

Nos larmes
Paroles et musique : David Portelance

Aussi ténues que l’espoir
Qui vit entre les ombres
Et qui s’amuse à y croire
Quand tout autour s’effrite et tombe
Aussi fortes et maladroites
Que notre foi vagabonde

Aussi têtues qu’un mystère
Qui cherche à rendre fou
À la paix comme à la guerre
Ce qu’il faut pour tenir encore debout
Aussi ridicules et fières
Que nos rêves sans dessus dessous

Il y a nos larmes
Celles qui porteront bien haut
De notre pays à l’envers
Le drapeau blanc
Il y a nos larmes
Celles qui noyées d’impuissance
Au fond des rivières taries
Gardent silence

Celles qu’on laisse
Couler d’autant

Tout empourprées de la colère
Que la douleur nous abandonne
Et pour ennoblir les prières
Brandies devant la tyrannie des hommes
Contre l’usure et la poussière
Que le printemps laisse à l’automne

Il y a nos larmes
Celles qui porteront bien haut
De notre pays à l’envers
Le drapeau blanc
Il y a nos larmes
Celles qui noyées d’impuissance
Au fond des rivières taries
Gardent silence

Pour nos heures fragiles
Tout incrustées d’ivoire
Et nos terres fertiles
Qu’il faut arroser encore

« Le coureur »

Le coureur
Paroles et musique : David Portelance

Par devant moi une montagne de fer
Juste derrière un troupeau d’incrédules
Armée de fous pour croire que je peux y faire
Tout en faiblesse et tête de mule

Il faudra au moins un pied devant l’autre
Savoir tenir ce qui voudra tomber
Je suis boiteux et la marche est si haute
Je tremble et si je pouvais tout arrêter

J’ai une bombe au creux du ventricule
Pourquoi est-ce que la foi est un vent fou
Je sais bien que tout ça est ridicule
Mais je jure j’irai jusqu’au bout
Jusqu’au bout
Jusqu’au bout

On m’a dit sur la piste
N’y pense pas trop et fonce
C’est pour cette vie-ci que tu te bats
Mais déjà avant que je m’élance
Je sens la brûlure à chaque pas

Et puis voilà le coup au cœur c’est le départ
Le souffle des coureurs partis en trombe
Pour moi pas question de défaite ou de victoire
Ma tête haute jusqu’à la fin du monde

J’ai une bombe au creux du ventricule
Pourquoi est-ce que la foi est un vent fou
Je sais bien que tout ça est ridicule
Mais je jure j’irai jusqu’au bout
Jusqu’au bout
Jusqu’au bout

Ça y est j’y suis je peine avec mes doutes
Ou peut-être à cause d’eux
Je pousse seul ma carcasse dans les limbes
Cent fois j’abandonnerai cent fois je prierai Dieu
Je me sens si fragile dans ma carlingue

Pourtant j’avance et dans ma tête oui je cours
L’objectif est immense je veux vivre
Malgré tous ces poignards qui me labourent
Je ne suis pas un mouton je veux rugir

J’ai une bombe au creux du ventricule
Pourquoi est-ce que la foi est un vent fou
Je sais bien que tout ça est ridicule
Mais je jure j’irai jusqu’au bout
Jusqu’au bout
Jusqu’au bout

Dans cette mer de douleur que j’ai voulue
Et qui attaque mon corps de pantin
La peur berce toujours mon âme nue
Quand je sens les vagues frapper sur mon sein

Oh s’il fallait que je flanche que je trahisse
Mon désir d’exister âpre et farouche
Depuis une heure que je vacille et je résiste
Afin d’embrasser la liberté sur la bouche

J’ai une bombe au creux du ventricule
Pourquoi est-ce que la foi est un vent fou
Je sais bien que tout ça est ridicule
Mais je jure j’irai jusqu’au bout
Jusqu’au bout
Jusqu’au bout

Enfin complètement soûlé d’effort et de distance
Bon dernier sur cette terre que je foule
Je franchis cette damnée ligne blanche
Satisfait mon corps craque et je m’écroule

Et puis allongé sur le dos le regard loin
Je veux m’égarer dans le bleu de la voute
Où libéré de ma lutte je vois enfin
Que oui je peux marcher toutes les routes

J’ai une bombe au creux du ventricule
Pourquoi est-ce que la foi est un vent fou
Je sais bien que tout ça est ridicule
Mais je jure j’irai jusqu’au bout
Jusqu’au bout
Jusqu’au bout

 

F R E D  P E L L E R I N  –  C ‘ E S T   U N   M O N D E  ( 2 0 1 1 )

« Vienne l'amour » Paroles et musique : David Portelance

 

VIENNE L’AMOUR
Paroles et musique : David Portelance

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C’était un autre matin il y a avait la lumière
Que filtrent la fumée des cheminées en hiver
Il y avait sur la table nos fruits et nos cœurs
Et le parfum du café qui embrassait les fleurs

 

Vienne l’amour
Et ses silences et ses fanfares
Vienne le doute
Et le bonheur qu’il prépare
Vienne l’amour
Vienne le doute

 

Puis la cohue quotidienne et puis le qui presse
Tes yeux rieurs qui se posent sur mes délicatesses
Sous tes ombrages j’aimais à me perdre un moment
Tu étais tout ce que je suis tendre en dedans
Mais le vent raconte que nous n’avons rien perdu
Cet ouragan n’est en fait qu’une brise ténue
Si la poussière des jours a besoin d’un peu d’eau
Il suffit de quelques larmes pour éveiller la peau

« Retenir le printemps » Paroles et musique : David Portelance

 

RETENIR LE PRINTEMPS
Paroles et musique : David Portelance

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Tout ce que j’ai raté ça n’a plus d’importance
Je laisse du temps au temps pour finir les travaux
La beauté du paysage c’est une question de chance
Ce qu’il me reste à faire je le ferai comme il faut

 

Tu ne peux pas jamais
Retenir le printemps
Mais tu pourrais si tu voulais
M’aimer comme avant

 

Toutes les erreurs que l’on fait sont indulgentes
En marquant le long du parcours comme des cailloux
Quand je m’égare dans ton regard immense
Grâce à elle heureusement je peux rentrer chez nous

 

Papa a toujours préféré le silence
Quand il avait quelque chose à dire d’important
Je te dis que je t’aime bien plus souvent que tu penses
Mais je le dis autrement en te parlant du beau temps

 

Le printemps c’est une histoire qui recommence
Cette fois je sais je mériterai ce qui m’attends
Parfois l’amour prend une longueur d’avance
Oui oui ça y est j’ai compris le meilleur est devant

« Rentrer chez nous » Paroles et musique : David Portelance

 

RENTRER CHEZ NOUS
Paroles et musique : David Portelance

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Derrière chez nous ya un désert
Y a un désert dedans ma cour
Moi j’aurais voulu une rivière
Mais y a un désert dedans ma cour

 

J’ai mis le feu à ma fenêtre
J’ai mis la douleur à mes pieds
Et j’ai marché des kilomètres
Juste pour oublier

 

Je me suis rendu plus loin que prévu
Je me suis rendu au bout du chemin
Et si mon histoire tient la route
Je voudrais rentrer chez nous

 

Oui, j’en ai grillé des feux rouges
J’ai fait aussi ben des détours
Pour trouver ce qui ressemble
De plus près à l’amour
De plus près à l’amour

 

Maintenant je veux porter sur mon cœur
Comme une fleur comme un caillou
Le poids de mes erreurs
Qui assèchent ma cour
Je voudrais rentrer dans ma maison
Et boire un peu à tous les jours
Dans les yeux doux de Marilou
Je voudrais rentrer chez nous

 

Derrière chez nous y a un désert
Y a un désert dedans ma cour
Derrière chez nous ya un désert
Où je veux planter un peu d’amour
Où je veux planter un peu d’amour

 

F R E D  P E L L E R I N  –  S I L E N C E  ( 2 0 0 9 )

« Au commencement du monde » Paroles et musique : David Portelance

 

AU COMMENCEMENT DU MONDE
Paroles et musique : David Portelance

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On est au commencement du monde
Le rideau s’ouvre sur la terre
L’aube se lève la rosée tombe
Comme au théâtre il faut se taire
On est au commencement du monde
Mais il y a du sang sur les lilas
Déjà les hommes et les colombes
Ne s’embrassent plus comme autrefois
On est au commencement du monde
On rêve comment on rêve à quoi
L’enfance est tellement vagabonde
Tellement qu’elle ne se souvient pas

 

On est au commencement du monde
La peur au ventre et les mains vides
La liberté jusqu’à la honte
De l’innocence aux dernières rides
On est au commencement du monde
À la fois heureux et en colère
Le geste mou le poing qui gronde
C’est un départ comme une autre bière
On est au commencement du monde
Sur une terre abandonnée
Nos idéaux sont sans royaume
Tous les soldats ont désertés

 

Et si on prenait son bagage
Et qu’on entrait dans ses souliers
Le cœur se saurait en voyage
Et la raison sous les peupliers
Alors la mer ou la montagne
Ou peu importe l’horizon
Les artisans sont mélomanes
Et chantent au parfum des moissons

 

On est au commencement du monde
Dans des guenilles et des peut-être
Le corps plié jusqu’à se rompre
Comme un enfant qui vient de naitre
On est au commencement du monde
Il y a les mots et la manière
Parfois la vérité se trompe
Entre la paix et puis la guerre
On est au commencement du monde
C’est l’âge idiot c’est l’âge ingrat
On est au commencement du monde
Et faut nettoyer les lilas

« Tenir debout » Paroles et musique : David Portelance

 

TENIR DEBOUT
Paroles et musique : David Portelance

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Ma tête soliloque sous la semelle de mes bottes
Quand elles se frottent aux pavés des ruelles
On m’a dit que le doute c’est le bon Dieu qui clignote
Mais ma foi est fébrile comme une chandelle
La foule ventriloque à couvert on chuchote
C’est dans la pénombre que la lumière est belle

 

Une nuit ou une vie cerne mes yeux déjà flous
Aux reflets vert-de-gris et cruels
Le sel des glaciers sur la couleur de mes joues
Même si personne ne nous cherche querelle
Et la gorge qui rit et les mains dans la boue
C’est dans le brouillard qu’une rencontre est belle

 

Alors j’apprends à me tenir debout
J’apprends à me tenir debout
Je n’ai rien contre personne
Et je tendrai l’autre joue
Mais j’apprends à me tenir debout

 

Et puis une défaite qui vaut toutes les victoires
Quand nos propres désirs nous ensorcèlent
Parfois l’âme se rachète en se servant à boire
Je n’ai pourtant rien d’un criminel
Et Amélie qui demande si on rêve ou si on dort
C’est dans le silence qu’une réponse est belle

 

Q U É B E C  É M E R G E N T  –  C O M P I L A T I O N  ( 2 0 0 4 )

« Le premier qui meurt » Paroles et musique : David Portelance

 

LE PREMIER QUI MEURT
Paroles et musique : David Portelance

Une nuit sans virgule
Dans les rues de Montréal
La lune est ridicule
Dans son ciel sans nuages
C’est le genre humain qui se tape un trip
En équilibre sur la roue arrière
Le bonheur est un drôle de mythe
C’est comme un gâteau d’anniversaire

 

Peu importe l’heure
Peu importe à qui la faute
Le premier qui meurt
Lâche un coup de fil aux autres

 

Et puis l’amour pustule
L’indépendance est illégale
Un couteau et un calcul
C’est meilleur quand ça fait mal
Ils ont mis la tendresse en bouteille
La toute première de la soirée
On goûte mieux à un rêve
Quand on y pense les yeux fermés

 

Peu importe l’heure
Peu importe à qui la faute
Le premier qui meurt
Lâche un coup de fil aux autres

 

Et si le bon Dieu est mort
On ira tous à l’enterrement
Même les plus cons auront des remords
Pourvus qu’ils arrivent à temps

Une nuit sans scrupules
Humide et dure comme le destin
Sont morts de rire ou de brûlures
Ceux qui se tiennent par la main
Quand on s’étend seul sur son lit
Tendu comme le jour du carême
On se caresse et c’est tant pis
L’amour lâche mais l’amour quand même

 

Peu importe l’heure
Peu importe à qui la faute
Le premier qui meurt
Lâche un coup de fil aux autres

 

D A V I D  P O R T E L A N C E  –  D A V I D  P O R T E L A N C E  ( 2 0 0 3 )

« Il faut sortir de la ville »

 

IL FAUT SORTIR DE LA VILLE
Paroles et musique : David Portelance

Les coins de ruelles sentent la merde de caniche
C’est une heure nouvelle c’est le temps de sortir de la niche
La patate est fébrile on est sénile ou juvénile
Déniaise déniaise y faut sortir de la ville

Mais pendant la parade on regarde les passants qui passent
Mettre les pieds dans la moutarde et trouver ça dégueulasse
Les femmes le sourire aux fesses les toits pleurent le printemps
Mais l’ivresse et ces promesses ont ramolli le divan

Devant nos caisses de bières on mis nos cerveaux à on
L’objectif était clair fallait faire la revolucion
Le plan est devenu trop complexe et nos idées radicales
Ont déviées dans les jokes de sexe c’est plus facile ça fait moins mal

Est-ce que nos réflexions sur les coups pieds dans le derrière
Ont les effets motivants de la baffe que t’as donnée ton frère
Est-ce qu’il y une solution est-ce qu’il y a quelque chose à faire
Quand les meilleures idées viennent de ceux qui préfèrent se taire

Les coins de ruelles sentent la merde de caniche
C’est une heure nouvelle c’est le temps de sortir de la niche
La patate est fébrile on est sénile ou juvénile
Déniaise bouge ton cul y faut sortir de la ville

« Jusqu'à ce que j'ai pu une cenne »

 

JUSQU’À CE QUE J’AI PU UNE CENNE
Paroles et musique : David Portelance

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Ce soir je me vide les poches
Ce soir je prêche la débauche
Ce soir c’est mon âme qui riposte
Et elle fait un virage à gauche
Jusqu’à ce que j’ai pu une cenne
Jusqu’à ce que j’ai purgé ma peine

Je sais que les femmes sont rancunières
Mais elles sont aussi corruptibles
Je prends le pas du dromadaire
Et ma bouche touche sa cible
Jusqu’à ce que j’aie pu une cenne
Jusqu’à ce que j’aie mauvaise haleine

Ce soir j’ai les couilles en bloc
Les chiens aboient sur mon passage
Sers-moi un autre double scotch
J’ai besoin de rager ma rage

L’air est vicié j’ai carte blanche
J’engage mon corps vers l’hécatombe
Ma main cherche à jouer sa chance
C’est le frisson à la seconde
Jusqu’à ce que j’aie pu une cenne
Jusqu’à ce que j’aie le corps qui saigne

Jamais je ne serai le dernier
Moi mon déclin est une danse
La posture est plus inclinée
Mais la java est plus intense
Jusqu’à ce que j’aie pu une cenne
Jusqu’à goûter au happy end

Ce soir j’ai les couilles en bloc
Les chiens aboient sur mon passage
Sers-moi un autre double scotch
J’ai besoin de rager ma rage

« Tenir debout »

 

TENIR DEBOUT
Paroles et musique : David Portelance

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Ma tête soliloque sous la semelle de mes bottes
Quand elles se frottent aux pavés des ruelles
On m’a dit que le doute c’est le bon Dieu qui clignote
Mais ma foi est fébrile comme une chandelle
La foule ventriloque à couvert on chuchote
C’est dans la pénombre que la lumière est belle

 

Une nuit ou une vie cerne mes yeux déjà flous
Aux reflets vert-de-gris et cruels
Le sel des glaciers sur la couleur de mes joues
Même si personne ne nous cherche querelle
Et la gorge qui rit et les mains dans la boue
C’est dans le brouillard qu’une rencontre est belle

 

Alors j’apprends à me tenir debout
J’apprends à me tenir debout
Je n’ai rien contre personne
Et je tendrai l’autre joue
Mais j’apprends à me tenir debout

 

Et puis une défaite qui vaut toutes les victoires
Quand nos propres désirs nous ensorcèlent
Parfois l’âme se rachète en se servant à boire
Je n’ai pourtant rien d’un criminel
Et Amélie qui demande si on rêve ou si on dort
C’est dans le silence qu’une réponse est belle

« Succube »

 

SUCCUBE
Paroles et musique : David Portelance

Ses talons hauts fendent l’air
Au même rythme que mes paupières
Son regard succube m’excite
Ses lèvres jujubes me fixent
Elle porte le cuir
Comme je porte une plume
Et comme la mèche d’un pétard
Elle s’allume

Chaque geste manipule
Chaque souffle canicule
Et si le jour elle est sorcière
Le soir elle répond aux prières
Les yeux noyés dans la lumière
J’ai les deux doigts comme un revolver

Chaque geste manipule
Chaque souffle canicule
Et si le jour elle est sorcière
Le soir elle répond aux prières
Les yeux noyés dans la lumière
J’ai les deux doigts comme un revolver

J’avais goûté à bien des rêves
Mais cette nuit mais autres vies s’achèvent
Quand sur son corps de courbes blanches
Je dessine ma décadence
Elle m’appartient
Et pourtant je recule
Car comme la mèche d’un pétard
Elle se consume

Chaque geste tentacule
Chaque souffle me brûle
Et si le jour elle est sorcière
Le soir elle répond aux prières
Les yeux noyés dans la lumière
J’ai les deux doigts comme un revolver

« Le premier qui meurt »

 

LE PREMIER QUI MEURT
Paroles et musique : David Portelance

Une nuit sans virgule
Dans les rues de Montréal
La lune est ridicule
Dans son ciel sans nuages
C’est le genre humain qui se tape un trip
En équilibre sur la roue arrière
Le bonheur est un drôle de mythe
C’est comme un gâteau d’anniversaire

Peu importe l’heure
Peu importe à qui la faute
Le premier qui meurt
Lâche un coup de fil aux autres

Et puis l’amour pustule
L’indépendance est illégale
Un couteau et un calcul
C’est meilleur quand ça fait mal
Ils on mis la tendresse en bouteille
La toute première de la soirée
On goûte mieux à un rêve
Quand on y pense les yeux fermés

Peu importe l’heure
Peu importe à qui la faute
Le premier qui meurt
Lâche un coup de fil aux autres

Et si le bon Dieu est mort
On ira tous à l’enterrement
Même les plus cons auront des remords
Pourvus qu’ils arrivent à temps

Une nuit sans scrupules
Humide et dure comme le destin
Sont morts de rire ou de brûlures
Ceux qui se tiennent par la main
Quand on s’étend seul sur son lit
Tendu comme le jour du carême
On se caresse et c’est tant pis
L’amour lâche mais l’amour quand même

Peu importe l’heure
Peu importe à qui la faute
Le premier qui meurt
Lâche un coup de fil aux autres

« Lady C »

 

LADY C
Paroles et musique : David Portelance

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Sa bouche a une grâce que ses yeux ont perdue
Elle traine sa carcasse verdoyante et corrompue
Elle a quitté sa chènevière quitté la brise tropicale
Pour une vie d’aventurière pour des odeurs de carnaval

 

Elle danse et parle aux tables et chatouille des inconnus
En leur racontant des amours qu’elle n’a jamais connus
Les hommes lui mettent les yeux au cul mais elle fait celle qui n’a rien vu
Elle éveille les appétits elle éveille les envies

 

Femme de délices
Femme jusqu’au vice
Lady Cannabis
Lady Cannabis

 

Et quand la tentation appelle déformation professionnelle
Elle se courbe et elle se cambre et ses gestes deviennent étranges
Magicienne extravagante malgré son corps au crépuscule
Dans la chaleur étouffante elle te nargue et elle te brûle

 

Femme de délices
Femme jusqu’au vice
Lady Cannabis
Lady Cannabis

 

Un papillon qui frétille dans sa robe blanche
L’amazone qui séduit avec condescendance
Son passé est fantaisiste et son avenir est mystérieux

« Il boit »

 

IL BOIT
Paroles et musique : David Portelance

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La voix comme une tondeuse
Le nombril à l’air
La tête en dessous d’un gun
Les cheveux dans la bière
Borné et prévisible Commune boite de Craker Jack
Avarié mais toléré
Le style est passé date
Mêlé comme une poigné de change
Il a de la poussière sur les paupières
Inutile et ravagé
Comme la troisième guerre

 

Il boit comme un vieux char
Comme un désert comme un naufrage
Il boit comme un soleil
Et se noie jusqu’aux orteils
Il boit comme un porc
Comme une éponge comme un trou
Il boit… parce qu’il boit

 

À quelques gorgées vers le nord
D’une épaule il se tient au mur
En duel avec la mort
La pupille comme le mercure

 

Un vieux cowboy sans chapeau
Qui a perdu la dégaine
Mince et squelettique
Comme un vingt-cinq cennes
Alcoolique comme une taupe
Les fleurs poussent dans son verre
L’éclairage sur l’or liquide
Est sa seule lumière
Le cerveau à double tour
Brûle les cigarettes
Les deux joues dans le cendrier
Cherche les allumettes

 

Il boit comme un vieux char
Comme un désert comme un naufrage
Il boit comme un soleil
Et se noie jusqu’aux orteils
Il boit comme un porc
Comme une éponge comme un trou
Il boit… parce qu’il boit

« Au commencement du monde »

 

AU COMMENCEMENT DU MONDE
Paroles et musique : David Portelance

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On est au commencement du monde
Le rideau s’ouvre sur la terre
L’aube se lève la rosée tombe
Comme au théâtre il faut se taire
On est au commencement du monde
Mais il y a du sang sur les lilas
Déjà les hommes et les colombes
Ne s’embrassent plus comme autrefois
On est au commencement du monde
On rêve comment on rêve à quoi
L’enfance est tellement vagabonde
Tellement qu’elle ne se souvient pas

 

On est au commencement du monde
La peur au ventre et les mains vides
La liberté jusqu’à la honte
De l’innocence aux dernières rides
On est au commencement du monde
À la fois heureux et en colère
Le geste mou le poing qui gronde
C’est un départ comme une autre bière
On est au commencement du monde
Sur une terre abandonnée
Nos idéaux sont sans royaume
Tous les soldats ont désertés

 

Et si on prenait son bagage
Et qu’on entrait dans ses souliers
Le cœur se saurait en voyage
Et la raison sous les peupliers
Alors la mer ou la montagne
Ou peu importe l’horizon
Les artisans sont mélomanes
Et chantent au parfum des moissons

 

On est au commencement du monde
Dans des guenilles et des peut-être
Le corps plié jusqu’à se rompre
Comme un enfant qui vient de naitre
On est au commencement du monde
Il y a les mots et la manière
Parfois la vérité se trompe
Entre la paix et puis la guerre
On est au commencement du monde
C’est l’âge idiot c’est l’âge ingrat
On est au commencement du monde
Et faut nettoyer les lilas

 

ShutDown