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D A V I D  P O R T E L A N C E

David Portelance, troisième enfant d’une famille de quatre, fut conçu à Rigaud sur la banquette arrière d’une Chevrolet Impala 1970 bleu métallique coupé sport hard top deux portes, le soir du 28 décembre, dans la cour arrière de l’école secondaire, au retour d’une escapade dans la métropole où le jeune couple de danseurs de rock’n roll qui allait devenir ses parents étaient allés voir Autant en emporte le vent.

L’été de ses sept ans, ce sont ces mêmes atypiques parents qui chargent un Boeing 747 de la compagnie Air Canada en partance pour Paris de dizaines de boites de livres, de nombreuses valises de vêtements, de deux tentes canadiennes, de six sacs de couchage, de ses deux frères, sa sœur et de lui-même, pour aller poursuivre des études supérieures dans la ville lumière et, puisqu’on y est, pourquoi pas, pour faire un petit peu de camping aux six coins et autour de l’hexagone, tout en visitant, beaucoup, beaucoup de musées.

De retour à Montréal trois ans plus tard, David entame le début d’une adolescence baroque parsemée de tentatives de réponse à des questions passé date, à travers laquelle il n’apprend malheureusement pas très vite, ni très bien, combien la vie est dure pour les rêveurs, mais qui l’armera néanmoins d’une guitare acoustique Gibson, d’un roman de Charles Bukowski, d’une Oldsmobile Regency 1988 grise et d’un disque vinyle de Johnny Cash.

Et ainsi, de poésies en aventures, de folles chevauchées dans l’herbe tendre en chutes douloureuses sur l’asphalte brulante, de vérités qui se trompent en silences plutôt bavards, sous un soleil éclatant qui s’étend sur le paysage ou sous une lune camembert qui se répand sur les nuages, petit David devient grand Portelance et, au fil des ans et des expériences, cet auteur-compositeur-interprète qui enjôle avec sa guitare blues country folk, ses textes poétiques et ses chansons de bum.

En 2003, c’est par ses pieds nus foulant la scène du Palace de Granby lors du Festival de chanson du même nom qu’il fut d’abord remarqué par Fred Pellerin. Ensuite, ce dernier s’attarda à son chant, qu’il trouva très éloigné des susdits pieds, et à ses textes, qu’il trouva beaux. Des années plus tard, cette rencontre singulière incita le conteur à emprunter plusieurs chansons de l’auteur-compositeur-interprète pour en garnir ses albums (Tenir debout, Au commencement du monde, Retenir le printemps, Vienne l’amour, Rentrer chez nous) et à lui offrir d’assurer à l’occasion ses premières parties.

En 2014, paraît l’album TENIR LA ROUTE. David Portelance a pris son temps, vingt ans, pour préparer son premier album. David Portelance est un raconteur et il a une plume d’exception. TENIR LA ROUTE, c’est douze chansons pleines d’humanité dans lesquelles son univers se déploie doucement. C’est aussi de la chanson folk teintée de blues et de country; des influences soutenues par une réalisation pleine de reliefs. Son ami Fre Pellerin lui prête sa voix sur une chanson, Nos larmes, qu’ils interprètent en duo.

 

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